jeudi 2 novembre 2017

Le réel et son doute

Le doute chez Descartes est cantonné au langage dans la mesure où Descartes est un homme de langage. Il signe le décret, arbitraire et illogique, selon lequel le néant n'existerait pas, et ne serait présent que sous la forme langagière - inexistante. Comment Descartes peut-il estimer que le langage peut ne pas faire partie de l'existence, alors que sans langage, ses idées n'auraient pas d'existence?
Comment peut-on estimer que le langage serait dénué d'existence? Pourquoi Descartes ruine-t-il sa philosophie en l’engageant dans le sophisme? S'il va jusque-là, c'est que les enjeux sont considérables : il s'agit de rendre conciliable l'existence de l'être et du néant.Tout ce qu'on a pu reprocher à Descartes (comme d'instaurer l'internalisme en lieu et place du réel total) ne vient qu'après.
En effet, reconnaître le néant implique de reconnaître de manière connexe que l'être n'est pas total, alors que l'être est réputé parfait - sous la forme de Dieu. Et que la métaphysique de Descartes est incohérente, et sa cohérence ne devient telle qu'après avoir enterré son incohérence initiale, tout comme le traitement qu'on fait d'Aristote, en oubliant sa reconnaissance initiale, largement ignorée, du non-être.
Certes, Leibniz reproche une incohérence majeure à Descartes, sa combinaison de la prédestination divine et de la liberté des créatures, au nom de son argutie préférée - l'inexplicable. Mais c'est un reproche d'ontologue et de rationaliste à son adversaire le métaphysicien. Autant dire que la critique est superficielle parce qu’attaquer la doctrine de l’Être reviendrait pour Leibniz et les autres philosophes à se remettre en question soi-même.
La preuve en est que les incohérences dont témoigne Descartes découlent de l'usage grandiloquent qu'il fait du doute. Mais le doute n'est autre que du négatif que l'on ne veut pas admettre comme tel. Le raisonnement de Descartes pourrait se résumer ainsi : seul importe la connaissance de l'être. La connaissance du néant est impossible. Mais je peux m'en servir par élimination pour délimiter ce qu'est l'être.
C'est cette méthode à laquelle recourt Descartes et c'est une méthode frauduleuse, car ce dont on ne peut douter est l'inverse du certain. C'est une invention du langage sur laquelle tombe Descartes et qu'il décrète être l’Être.
En réalité, du négatif ne peut sortir le positif, sauf à expliquer que le réel serait façonné de manière contradictoire, d'une manière aristotélicienne (être/non-être). Du négatif peut seulement sortir du négatif, ce qui fait que le positif ainsi obtenu est en fait du négatif habillé par les pouvoirs rhétoriques du langage. C'est toute l'histoire de la métaphysique moderne qui se trouve gangrenée par ce schéma selon lequel le vrai sort de l'incertain. 
Cette opération de magie blanche est possible parce qu'elle a lieu dans le langage, lieu des possibles irréalisables. Reste à savoir ce qu'est le positif. Le positif est l'incertain. C'est dire que le certain est le négatif.
Fondamentalement, l'être échappe ainsi au cartésianisme, qui se condamne à chercher du côté du négatif la vérité. Il n'obtiendra ainsi qu'un réel tronqué, tout comme l'est la négation quand on dit que telle ou telle évaluation n'est pas.
A noter qu'on ne dit pas que telle ou telle chose n'est pas. Car une chose ne peut pas ne pas être. On ne dit pas le cheval n'est pas, mais on dit la licorne n'est pas. Cela signifie qu'il est possible de façonner un être fictif ou imaginaire qui alors engendre un jugement négatif.
Ce n'est pas le réel qui est négatif, c'est le jugement qui peut être négatif au sens où il peut inventer des choses qui n'existent pas, donc qui sont fictives. Ce que fait Descartes ressortit ainsi de l'entreprise de fiction, selon laquelle il est certain que la fiction n'existe pas.
Donc il est certain que le cogito n'existe pas, ni que la méthode cartésienne existe. Il est certain que le Dieu de Descartes n'existe pas, ou que ses chimères n'existent pas. Pour le reste, tout s'écroule, car ce qu'il aurait fallu, c'est que Descartes réussisse à fonder le certain dans le réel, de manière externe.
Mais il ne peut y parvenir, puisque le réel est positif autant qu'incertain. De ce fait, quand Descartes dit : je doute, donc je suis certain que ce dont je ne doute pas est certain, il ne dit rien d'autre que : le négatif est l'expression du raisonnement contradictoire.
Le but de Descartes est de contrer la méthode expérimentale en science, qui établit qu'il n'est pas suffisant de tenir un raisonnement pour cohérent après avoir observé le phénomène pour qu'une théorie soit juste, contrairement à ce qu'avait estimé Aristote.
L'expérimentalisme ajoute la vérification, ce qui induit qu'on sorte de l'internalisme pour lui ajouter un élément particulièrement contraignant. Cette méthode se révélant supérieure, elle détruit l'ancienne épistémologie aristotélicienne. Descartes intervient pour empêcher que la révolution ne contamine à son tour la métaphysique.
Son geste est fondamentalement conservateur : rendre la métaphysique inattaquable, car indécidable expérimentalement. Raison pour laquelle il remplace la vérification par le doute. Le doute est un sentiment indécidable.
Dans le jugement ordinaire, douter permet de vérifier qu'il ne faut pas douter. Mais dans le jugement fictif qu'instaure Descartes, douter permet de s'enfoncer encore plus dans l'indécidable et le négatif. Descartes instaure ainsi un lieu chimérique par excellence, l'internalisme qu'il baptise cogito.
Ce qu'il ne faut pas surtout pas trouver, ce dont le doute est le verrou, c'est que le négatif n'est jamais que le négatif du positif. En faisant du négatif le positif, Descartes empêche qu'on remette en question la doctrine de l'exclusivisme de l'être, qui est la vraie doctrine de l'exclusivisme (l'idée qu'il n'y a que de l'être).
Le vérificationnisme en philosophie aurait consisté à remettre en question cette doctrine de l'être et à estimer que nous nous mouvons dans une pensée qui accepte que la vérité soit l’indécidable et l'incompréhensible. L’Être est l'indéfinissable par excellence, en témoigne l'échec contemporain de Heidegger le dernier des métaphysiciens, qui en révèle toute la violence, de le définir (l’Être c'est ce qui est là n'est autre chose qu'une définition lacunaire).
Il ne faut pas que la philosophie s'empare de la révolution expérimentale, qui dit : l'être est incertain, pour se rendre compte que l’Être s'avère encore plus incertain, puisque pure conjecture de l'esprit, supputant que l’Être existe par prolongement de l'être, ce qui est tout à fait incertain.
Tout le coup de force de Descartes est d'expliquer que le négatif existe en tant que défaut de langage n’ayant pas d'existence réelle. Si l'on s'avise que le négatif est le nom de quelque chose qui existe bel et bien, c'est la philosophie telle que Descartes l'a connue qui s'effondre. Pas seulement la philosophie d'Aristote, le vrai inspirateur de Descartes, mais toute celle issue de Platon et de tous ses prédécesseurs.
Le geste de Descartes pourrait se résumer ainsi : n'allez surtout pas voir ce qui est derrière le négatif. Car vous vous rendriez compte que nous avons vécu jusqu'ici dans le négatif et que le positif n'est pas l’Être, ni la pensée par prolongement. 
L'incroyable succès de Descartes stupéfie les meilleurs analystes de l'histoire de la philosophie, qui ne comprennent pas comment une nouvelle pensée a pu s'imposer aussi vite en philosophie que le cartésianisme, exemple unique d'un tel succès dans le monde des idées, témoigne du fait que les philosophes se sont tout de suite rendu compte de l'importance salvatrice du geste de Descartes pour la philosophie scolastique. Son coup de génie ayant été de faire croire qu'il cherchait à remplacer la scolastique sclérosée par une nouvelle méthode.

lundi 16 octobre 2017

La potentialité

La créativité, quand elle sera reconnue comme la véritable potentialité opérante qui survient sur les autres facultés à l'instar de la raison, supprimera les beaux arts qui façonnent des mondes imaginaires.
En effet, nous comprenons mal ce qu'est la créativité. Nous croyons classiquement qu'elle affecte nos facultés dans le monde imaginaire, alors que sa véritable fonction est de jouer sur la transformation dans le réel, le fait de façonner des mondes, non pas fictifs, mais réels. 
Autrement dit, le but de la fiction n'est pas un mystère - il ne l'est que tant qu'on prend la fiction pour sa propre fin, dans un autotélisme indéchiffrable. Mais si on comprend que le but de la fiction est de prévoir la transformation du réel par les bons soins de l'homme, alors la créativité est encore à venir.
Dernière précision : la créativité n'est pas la création. On perçoit la raison comme une faculté, à juste titre. Mais cela implique qu'elle soit donnée et peu modifiable. Si l'on percevait la créativité comme une nouvelle faculté encore inconnue, on l'appellerait la création.
Or on l’appelle la créativité, parce qu'elle n'est pas donnée, mais  qu'elle intervient comme potentialité toujours modulable et extensible si on l'utilise vraiment, ce qui n'est pas encore le cas. Si on ne l'a pas encore remarqué, c'est parce qu'elle n'est pas une faculté. Sinon, une telle distraction serait invraisemblable.

mercredi 4 octobre 2017

Nostalgie

Nous sommes des nostalgiques de l'être et nous espérons nous réaliser en le redupliquant en Être.

jeudi 28 septembre 2017

Le principe du caché

Le problème de fond du complotisme n'est pas d'estimer que l'essentiel est caché (tant il est vrai que l’activité principale de la connaissance est de rendre visible ce qui est caché, comme le plus important), mais d'estimer qu'il doit le rester - qu'il ne peut demeurer visible.
Ce faisant, il estime de manière contradictoire que le caché ne peut être dévoilé. Dans ce cas, comment lui se trouve-t-il au courant de ce grand secret jalousement conservé par les comploteurs tout-puissants et maléfiques? Nous nous trouvons en face d'une position typiquement contradictoire.
Dans la réalité, le caché constitue tout au plus un étape dans le processus de la connaissance. Dans le délire complotiste, le caché constitue le fondement du réel, sa stabilité comme son explication. Où l'on voit l'imposture advenir, c'est dans la définition de l'explication, qui n'est reconnue que dans la mesure où elle est inexplicable et secrète.
Dans ce cas, il ne s'agit plus d'une explication, mais d'une définition paralogique. On en revient à l'idée du secret comme explication contradictoire. Tout ce joyeux délire n'est possible que parce que le complotisme rencontre son succès par temps de crise et par gros temps.
Autrement dit, c'est parce que l’explication officielle ne fonctionne plus que surgit des alternatives grotesques, qui ne seraient pas possibles en temps normal. Normalement, la connaissance finit par rendre visible le caché. Quand cette activité ne fonctionne plus bien, il faut expliquer cette faillite.
Où l'on voit que le complotisme se présente comme une théorie de contestation, alors qu'il sert à conforter le rapport de forces tel que l'instaurer le régime en crise, qui est un régime nécessairement de type oligarchique. On constate donc que le complotisme travaille pour ceux qu'il prétend dénoncer en les établissant comme inconnaissables et impossibles à déboulonner.
Le complotisme est une explication de la crise qui la juge inévitable, une théorie du mal, selon laquelle la domination par le mal est nécessaire. Le caché, c'est l'idée selon lequel le mal triomphe.
Il ne peut y avoir de bien caché. Le bien est forcément visible et s'il ne l'est pas (encore), c'est qu'il n'a pas été décelé.

samedi 1 juillet 2017

Supériorité de la découverte

Comment l'enfant passe-t-il du mimétisme à la créativité? Autrement dit, comment découvre-t-on, vu que découvrir implique un principe supérieur au précédent? D'où vient cette structure?
C'est sans doute ce qui explique le transcendantalisme : si l'on progresse, c'est qu'à la base il existe un principe qui est déjà transcendant et qui amène logiquement à progresser y compris dans l'immanence.
Si l'internalisme cartésien propose une vision tronquée du réel, comment expliquer que la découverte s'effectue depuis le sujet connaissant (raison du succès du cartésianisme dans l'époque moderne : il explique la question "pourquoi il faut que l'impulsion parte du sujet?", en la réduisant à l'affirmation : "Le plus important se déroule dans le sujet")? 
C'est que la créativité n'est pas la création. Le donné n'est pas la potentialité. Elle n'est pas déjà donnée, mais toujours à faire. Ce qui implique qu'elle se tienne dans n'importe quelle forme actualisée, prête à découvrir dans son potentiel. 
Raison pour laquelle on pose mal le débat quand on se déchire entre internalisme et externalisme : car la créativité se tient autant dans le sujet que dans son extériorité. Elle ne vient pas de l’extérieur ni de l'intérieur, mais d'un potentiel qui est partout présent, qui de ce fait peut être actionné de n'importe quel endroit par n'importe quel individu.
Ìci le point de départ ne signifie pas la vérité, mais juste qu'il faut bien commencer par un point. Il a son importance, à condition de préciser que la potentialité est la véritable raison de sa progression et qu'elle s'avère surtout imprévisible.
On ne sait à partir de A qu'on doit aller vers B, sinon le chemin aurait déjà été parcourus et il n'y aurait plus besoin que de retrouver la vérité. C'est la thèse, fausse, de Platon, avec la réminiscence.
En réalité, nous avons le potentiel de bien faire, mais la vérité se tient plus dans nos créations que dans une hypothétique et fantasmatique origine.
Il faut seulement qu'un sujet serve de rampe de lancement, d'où l'erreur internaliste selon laquelle la créativité se tient dans le sujet. De plus, si la créativité est un potentiel omniprésent au sein du réel, elle ne peut être actionnée que par une catégorie bien spécifique de sujets capables : l'homme joue un rôle crucial dans cette affaire, puisqu'il est le meilleur en ce domaine, et peut-être aussi le seul (en tout cas connu). 
La découverte s’explique ainsi par un phénomène qui est déjà contenu et donné dans son expression, tout en lui étant capable d'en sortir un contenu plus large et supérieur. Raison pour laquelle la créativité s'avère à la fois omniprésente et supérieure à sa cause. 
De telle sorte que découvrir se montre différent et supérieur à celui qui découvre, alors que si l'on se tient dans un monde donné, la découverte n'est pas possible, ni envisageable. 
Reste à préciser que l'interne et l'externe sont des catégories qui valent dans une conception figée et donnée du réel, un monde clos, alors que le propre de la créativité est de n'être possible que dans la possibilité de sortir de ce donné, de l'agrandir, de le changer, de l’étendre.
Dès lors, le réel est extensible et non figé et fixé une bonne fois pour toutes. Passer du métisse à la créativité est chose d'autant plus aisée que le principe de la créativité se retrouve partout et que pour l'actionner, il suffit juste d'en avoir conscience et de ne pas se laisser happer par l'idée selon laquelle la créativité est inféodée au mimétisme, ce qui est le cas de toute notre éducation et de tout notre apprentissage, notamment dans les diplômes.

mardi 27 juin 2017

L'irrationalisme complotiste

Le complotisme fonctionne sur le fantasme et l'illusion selon lesquelles les comploteurs possèdent un pouvoir supérieur aux autres hommes, qui leur permet de réussir leur complot là où les autres échouent.
Raison pour laquelle ceux qui sont considérés comme tels représentent un petit nombre d’individus aussi malfaisants que tout-puissants.
Il signifie que le moyen de faire l'histoire repose sur le complot. Vu qu'on ne sait expliquer ce qui cause les changements, on tient enfin l'explication qui en plus explique tout et, deuxième mérite, qui s'avère passionnante, surfant sur le sensationnalisme (les comploteurs sont cachés et dotés de forces paranormales, ce qui assure le caractère excitant de leur découverte).

Le complot a classiquement un sens négatif : se mettre à plusieurs pour nuire à un autre. Mais ici il s'agit d'un objectif bien plus ambitieux, et même de l'objectif le plus ambitieux : maîtriser le cours de l'histoire de cette manière. 
Dès lors, le complot représente le moyen supérieur de créer, au sens où il parvient à allier, dans une influence extraordinaire, le négatif et la supériorité.
Dans cette configuration, la création ordinaire, limitée et imparfaite, est moins influente que le complot, ce qui signifie que le positif auquel l'homme peu accéder est inférieur au négatif, il est vrai surhumain. Il s'agit d'un raisonnement contradictoire, qui se permet cette entorse parce qu'elle fonctionne sur le surnaturel.
Dans la réalité, l'interprétation complotiste se révèle outrancière. S'il est vrai que les complots sont légions dans l'histoire humaine, c'est parce que l'homme est libre de ses choix d'action, y compris donc de comploter de manière désespérée et d'échouer.
Mais cette liberté est limitée, en ce qu'elle se montre inféodée à la créativité. Le négatif est inférieur au positif dans le schéma effectif. Selon le schéma complotiste, c'est la loi du plus fort qui dirige le monde, selon le schéma schopenhauerien (le réel est négatif de part en part, toute positivité en est absente).

En précisant que le plus fort est ici paré de pouvoirs surnaturels, ce qui permet à cette pseudo loi de devenir viable, ce qui dans le réalité n'est pas le cas (c'est même la raison pour laquelle la loi du plus fort est décriée, alors qu'elle est la plus répandue).
Le complotisme exprime une pensée de l'absurde et du pessimisme, qui surgit en temps de crise, quand on perd ses repères, au point de s'en remettre à des explications saugrenues. Au moins les repères sont-ils clairs : c'est le mal qui dirige le monde, un mal qui est à la fois surnaturel (comme le diable) et humain.
De ce fait, le complotisme constitue un curieux assemblage de mystique occultiste dans un monde rationalisé jusqu'à l'absurde.

samedi 3 juin 2017

Jeu, set et match

On peut partir du jeu pour créer une analogie avec le réel, à condition de rajouter l'élément de la malléabilité, qui est l'expression positive et affirmative de l'infini négatif. Dès lors, le jeu apparaît pour ce qu'il est : une transition qui doit permettre à l'enfant en développement neurologique et affectif d'accéder à ce qui n'est pas compris dans le jeu et qui fait la spécificité du réel.
Cette dimension de créativité, selon laquelle nous avons la disposition pour ajouter des éléments au donné. Certes, la créativité implique un apport qui dépend de nous, mais surtout, il importe de remarquer que c'est le réel qui se montre créatif.
Plus encore, on parle de créativité comme d'une propriété externaliste et sans laquelle le réel n'est pas compris : il est indépendant et évolutif, d'où l'idée de malléabilité. Alors que le jeu est fixé sur ses règles.
Si l'univers était mimétique, alors l'homme pourrait être indépendant, souverain, ce qu’avait bien compris Spinoza. Mais l'univers n'est pas construit sur le mimétisme, mais le mimétisme n'est qu'une étape d'une propriété supérieure qui s'appelle la créativité. De ce fait, l'univers se trouve en voie de construction, ce qui implique que nous contribuions à le construire.
Alors nous ne jouons plus. Nous sommes dans le durable.